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JOURNEE NATIONALE DE LA FRANCOPHONIE : A VOUS DE JOUER !

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Il n'est pas une journée du calendrier qui ne soit pas désormais fêtée. 
Aujourd'hui c'est la Journée de la francophonie.
Alors, à l'occasion du concours de la nouvelle dont le prix du Jury sera remis ce soir à la Salle Jean Gabin à Talant, je vous invite à jouer à ce petit « jeu de mots » de la journée nationale de la langue française...
Il s'agit d'utiliser ces dix mots et d'inventer un petit texte libre à votre convenance. Vos textes peuvent être envoyés par mail à vivretalant@hotmail.fr ou mieux, publiés en commentaire sous cet article..
Alors à vos méninges et à vos claviers....
Voici les dix mots à utiliser : apprivoiser, boussole, jubilatoire, passerelle, palabre, s'attabler, toi, tact, visage, mot, rhizome.

A vous de jouer....

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C
Absolument remarquable ! Chapeau !
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G
Un salon parisien aux murs couverts de fausses tapisseries et meublé en style Louis XIV. Seul un petit tableau représentant une BOUSSOLE très stylisée donne à l'ensemble une touche anachronique.<br /> Là, dans un coin que la longueur de la pièce met en lumière, deux joueurs de cartes se sont ATTABLES et s'enferment dans le rythme de leur jeu. Point de PALABRES. Le silence est total, seulement ponctué par quelques MOTS et le bruit des cartes que l'on bat. Les bras bougent, maniant des couleurs selon les règles bien APPRIVOISEES d'un jeu que je ne comprends pas et que je ne puis comprendre.<br /> Aucune émotion, pas même cet air faussement JUBILATOIRE et à peine dissimulé des joueurs à qui la chance vient de sourire.Aucun mouvement sur les VISAGES impassibles; celui du gros homme est de taille normale, profondément ridé. L'on me dit qu'il était un aventurier et que son embonpoint ne l'avait pas empêché de bourlinguer pendant cinquante ans sous toutes les latitudes,et sans doute la variété des climats de notre globe avait-elle marqué ses mains noueuses semblables à de gros RHIZOMES de la même façon qu'elle marque les pierres les plus dures.<br /> Son être échappe à toute contexture sociale ou historique,insensible au jeu, statique. Tel qu'il se présente, on peut le transporter avec bonheur, tout entier,dans un décor d'enfer ou dans la capoue antique, sans PASSERELLE et sans que personne en soit choqué.<br /> La femme avec laquelle il joue est une mondaine: quatre rangées de perles ornent ses épaules maigres et le fard qui cache son véritable teint camoufle du même coup son état. Ses yeux sont brillants comme les bagues de ses doigts déposant avec TACT les cartes sur le feutre vert vif de la table. Elle prononce d'une voix grave quelques rares paroles du style-"C'est à TOI!" qui font hocher lourdement la tête à son partenaire et qui révèlent en fait une familiarité qu'on ne pouvait soupçonner de prime abord.<br /> Une servante apporte le thé. Personne ne se sert. Le thé refroidit. La pendule sonne cinq heures.Je dois partir.
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S
Les hommes venaient de s’attabler<br /> sous l’ombre du vieil arbre à palabres tandis que les femmes s’affairaient en faisant chauffer de l’eau pour préparer les quelques rhizomes et tubercules qu’elles avaient pu trouver ici ou là.<br /> Il fallait tenir, apprivoiser la faim et surtout ne pas perdre la boussole.<br /> La jeune mère s’arrêtait un instant pour surveiller l’enfant qui s’amusait à courir sur la passerelle et riait.<br /> Toi, tu la regardais et, avec tact, sans paroles, tu partageais le peu que tu possédais pour voir apparaître un sourire sur son visage.<br /> Tu avais peur de perdre à jamais le coté jubilatoire de la vie car c’est tout ce qu’il te restait.
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A
Egaré<br /> Je me sentais,<br /> Mon ancre dans ce monde<br /> Perdu a jamais.<br /> Dans les miroirs,<br /> Dans les vitrines,<br /> Mon visage je regardais,<br /> Mais me saisir je ne pouvais.<br /> Et je souffrais et je criais<br /> En vain...<br /> Ma boussole etait gachée.<br /> Dans les rues brumeuses,<br /> Un brin de poussière j`étais,<br /> Que le vent partout portait.<br /> Parfois, j`essayais <br /> A coté des autres m`attabler<br /> Et ma course arrêter<br /> En etant trop fatiquée.<br /> Jour apres jour coulaient<br /> Et ma tristesse grandissait.<br /> La terre sablonneuse ne laissait <br /> Mon rhizome s`y fixer, <br /> Trop sèche elle était<br /> Et mes racines n`y vivaient.<br /> Jusqu`au jour où je t`ai vu<br /> Toi...<br /> Les atomes de mon être<br /> Qui autrefois voulaient<br /> Dans l`univers se dissiper,<br /> Aujourd`hui ils restaient<br /> Par une étrange musique liés.
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P
Comme tous les jours, la ménagère apprivoisée s’attable devant sa télé. Mais ce soir, le visage passif face à ces palabres stériles sur le rhizome, elle s’ennuie.
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