l'outil de démocratie participative des élus de gauche de la ville de talant
Telle était la question posée en page intérieure du dernier Talant Magazine N° 14 de novembre 2011. Le lecteur a pu remarquer que Talant se comportait bien en « faisant la manche » auprès de divers bailleurs : l’Etat, le Conseil régional, général, Grand Dijon voire autres.
Toutefois, le lecteur talantais avisé se rappellera qu’il est aussi le contribuable à qui l’Etat par l’intermédiaire des impôts directs mais surtout par le biais de la fiscalité indirecte dont la TVA, la taxe intérieure sur les produits pétroliers, bientôt sur les boissons sucrées, peut-être demain sur les matières grasses.
En fait, c’est la même personne qui finance les actions menées par la commune, ainsi que les autres institutions décrites ci-dessus par les impôts locaux dont les augmentations varient beaucoup plus vite que les revenus, surtout les pensions.
Ainsi pour permettre aux uns de faire la manche, il faut autoriser les autres à faire nos poches…et ce sont quelquefois les mêmes qui cumulent les mêmes exercices…pour notre bonheur bien entendu.
Or ce bonheur serait partagé si les populations étaient étroitement associées aux projets tant dans leur définition qu’en matière de réalisation. Au Belvédère, les habitants sont de simples spectateurs des évolutions alors qu’il s’agit de leur propre cadre de vie.
En définitive le véritable enjeu, à tous les niveaux, est celui de la solidarité et de la redistribution. Les plus aisées que ce soient, les entreprises ou les particuliers doivent participer davantage et être fiers de payer le juste impôt au lieu de tout faire pour y échapper notamment par des niches fiscales qui n’ont pas lieu d’être ou des opérations financières réalisées dans des paradis fiscaux.
Ainsi lorsque nous lirons sur les panneaux le financement des travaux réalisés à Talant, pensons à cette indispensable solidarité et surtout aux habitants qui payent le prix fort en achetant que des produits de première nécessité pour vivre.